Bonne nouvelle
Oui, tu as bien lu : peu importe le résultat d'un
test VIH, c'est une bonne nouvelle. Devant un résultat
positif, il est vrai que ça peut être compliqué d'en voir le bon
côté.
Si le résultat est négatif : Bonne nouvelle ! Tu
continues ta vie normalement, en bonne santé, sans le VIH.
Si le résultat est positif : Bonne nouvelle aussi !
Tu continues ta vie normalement également, en bonne santé, avec le
VIH. Le traitement que tu vas prendre fera rapidement baisser ta
charge virale (le taux de VIH dans ton corps). Et non seulement il
sera "endormi", donc aucune raison de le ressentir au
quotidien, tu resteras en bonne santé, mais en plus, tu ne pourras
plus le transmettre à personne (ce qu'on appelle
être en charge virale indétectable) ! En fait, ça ne
change pas grand chose à la vie.
Finalement, ce qui aurait pu être une mauvaise nouvelle, c'est d'être
séropositif.ve sans être au courant. En faisant ce
test de dépistage et en prenant ton traitement, tu
viens de faire un acte militant. Oui, tu viens de participer à
combattre l'épidemie et de t'assurer que tu ne transmettra plus le VIH
!
Pas ta faute
La culpabilité est un sentiment courant chez les personnes qui viennent de recevoir leur résultat positif. C'est normal. On a tendance à se repasser le film, à s'imaginer comment on aurait pu l'éviter, à penser aux fautes qu'on aurait pu commettre. Tout est dans la prise de recul : comme beaucoup avant toi et beaucoup après toi, tu as eu un moment de vulnérabilité, et c'est bien le plus humain des concepts. Tout le monde l'est à un ou des moments de sa vie et cela n'a rien de honteux. Il n'y a qu'un seul coupable, c'est le VIH. Aucunement les personnes.
Environs 170 000 séropos en France
Il y a environs 170 000 personnes vivant avec le VIH en France selon les dernières estimations. Tu en as peut-être croisé, et ce chiffre, bien qu'il soit toujours trop grand, peut aider à relativiser : tu n'es ni le premier/la première, ni le dernier/la dernière à devenir séropo.
Ce n'est pas écrit sur ton front
Oublie tous ces films sur le sida qui montraient des personnes très malades, aux joues creusées, énumérant leurs 20 comprimés sur la table. C'est une réalité ancienne qui ne correspond plus à notre époque. Depuis, la prise en charge médicale a considérablement évolué et la vie du séropo moyen ne ressemble plus du tout à ça. Le VIH aujourd'hui n'a aucun impact physique sur les personnes.